BUICHI TERASAWA

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Autres oeuvres de Buichi Terasawa



Daichi yo aoku nare (Reviens à la vie, mon pays !)

Daichi yo aoku nare Daichi yo aoku nare
Daichi yo aoku nare Daichi yo aoku nare

Avant la naissance de celui qui allait le rendre célèbre, Buichi Terasawa a dessiné plusieurs dizaines de mangas, des shôjo (histoires pour jeunes filles) pour beaucoup d’entre eux, que ce soit à ses tous premiers débuts en amateur ou lorsqu’il était sous la houlette d’Osamu Tezuka.

Daichi yo aoku nare (大地よ蒼くなれ) est l’un de ceux-là, avec lequel il remportera une mention honorable en 1977, à la 13ème édition du prix Tezuka (un concours organisé 2 fois par an par le magazine Weekly Shônen Jump des éditions Shueisha).

Celles et ceux qui l'ont lu auront constaté que l'on est plus très loin de Cobra... Cette histoire très courte (30 pages) se passe dans le futur, sur une Terre qui a connu une 3ème guerre mondiale et qui est désormais saturée de radioactivité. Quelques humains y vivent encore, principalement sous terre, tandis que d’étranges créatures vivent à la surface. Parmi les rescapés humains, on va surtout suivre un trio, dont une femme qui répond au nom de… Jane (!), au visage déjà très familier, ainsi qu’un jeune homme à la longue chevelure, Schmitt, qui n’est pas sans rappeler notre Cobra d’avant son opération. Quelques premiers ingrédients de Cobra sont bien là, à n’en pas douter ! Et pour ce qui est de dessiner des créatures étranges, Terasawa applique déjà l’une de ses techniques assez classique qui consiste à mélanger des parties humaines avec d’autres éléments, organiques ou non.

On notera également que l’influence de Tezuka, tant au niveau de la forme que du fond, est loin d’être anodine : non seulement l’histoire est racontée de manière très claire, avec un découpage assez classique, mais l’influence écologique ou la critique du comportement humain sont dans cette histoire là très présentes. Toutes ces (bonnes) bases participeront bien évidemment à la genèse du futur héros de Buichi Terasawa : Cobra.

Cette histoire est présente dans le premier volume "édition spéciale" de l'Arme Absolue, chez Taïfu Comics. Elle était disponnible aussi au Japon en "cadeau" lors de la sortie de l'édition 2005/2006 de Cobra, chez Media Factory. On trouve encore cette édition de temps en temps sur les enchères japonaises.




Sigma 45

Sigma 45 Sigma 45
Sigma 45 Sigma 45

Sigma 45 (シグマ45) est une autre histoire assez courte (60 pages) de Buichi Terasawa, créée peu de temps avant Cobra. Avec cette aventure, Terasawa arrive cette fois-ci aux portes de son futur héros, car les références sont encore plus évidentes et certains éléments seront même repris quasiment trait pour trait dans Cobra !

Cette aventure, d’une soixantaine de pages, nous place dans un futur sans doute assez proche, où un membre de la CIA, Brynner (très certainement une référence à l’acteur américain Yul Brynner), est chargé d’enquêter sur d’étranges disparitions en pleine mer. Il doit notamment être épaulé par un mystérieux agent qu’il est sensé retrouver plus tard, Sigma 45. Sur les lieux des disparitions, Brynner va rencontrer deux sœurs en train de faire des photos, Leila et Jane, et leur demande de quitter cet endroit. Mais tous les trois ne vont guère avoir le temps de discuter, se retrouvant peu après prisonniers d’un savant fou, le professeur Hoffman, qui tente de donner vie à des croisements entre humains et animaux marins…

Terasawa emploie donc à nouveau le personnage de Jane, avec le même physique que celui que l’on connaîtra par la suite dans Cobra. Mais en plus de cela, il va doter la jeune femme d’une arme surpuissante dans le bras droit ! L’ancêtre féminine de Cobra venait de naître ! L’autre personnage qui peut apparaître comme « ancêtre » dans Sigma 45 est celui du professeur Hoffman : son visage, avec ses yeux noirs et sa coiffure avec la raie au milieu, sera repris tel quel pour le personnage de Rand, dans le fameux chapitre du Rugball. Enfin une dernière référence qui sera reprise telle quelle également dans Cobra : l’animal « Adam » au visage humain. Dans l’histoire de Cobra, « Le roi Dragon Noir », on retrouvera plusieurs de ces créatures dans l’espace, sous le nom de Maraudeurs. Sigma 45 fait donc clairement office d’œuvre annonçant l’arrivée de l’homme au psychogun.

Terasawa continue ainsi dans la voie qu’il s’est tracé, avec une aventure assez sombre au final, avec des créatures hybrides, avec des personnages qu’il maîtrise et réemploie peut-être même de façon exagérée. L’influence de Tezuka, son maître, est bien là, quoique moins évidente que dans Daichi yo aoku nare pour ce qui est du fond. On n’a pas de critique ouverte cette fois-ci du genre humain, ou de propos vantant la sauvegarde de la nature, mais juste le cas d’un professeur fou qui rêve de devenir l’égal de Dieu.

Cette histoire est présente dans le second volume "édition spéciale" de l'Arme Absolue, chez Taïfu Comics. Elle était disponnible aussi au Japon en "cadeau" lors de la sortie de l'édition 2005/2006 de Cobra, chez Media Factory. On trouve encore cette édition de temps en temps sur les enchères japonaises.

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